<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.pour-une-cinephile-raisonnee.gayattitude.com/</link><title>Pour une cinéphilie raisonnée</title><description>Pour une cinéphilie raisonnée</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2008</dc:rights><dc:date>2008-06-03T09:15:17+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[Farley] Les 20 meilleurs films américains des années 2000 (en cours)</title><link>http://blog.farley.gayattitude.com/20080601075519/les-20-meilleurs-films-americains-des-annees-2000-en-cours/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.farley.gayattitude.com/20080601075519/les-20-meilleurs-films-americains-des-annees-2000-en-cours/</guid><description>1.	Gerry (2002), Gus Van Sant

2.	ex æquo : 
-	Mission to Mars (2000), Brian De Palma
-	Donnie Darko (2001), Richard Kelly
-	A.I. Intelligence artificielle (Artificial Intelligence: AI, 2001), Steven Spielberg
-	Elephant (2003), Gus Van Sant
-	Peter Pan (2003), P.J. Hogan
-	Hostel (2005), Eli Roth

Puis 8.-19. (par ordre chronologique) :
-	George Washington (2000), David Gordon Green
-	L.I.E. Long Island Expressway (L.I.E., 2001), Michael Cuesta
-	Jeepers Creepers, le chant du diable (Jeepers Creepers, 2001), Victor Salva
-	Deux en un (Stuck on You, 2003), Bobby et Peter Farrelly
-	Le Jour d'après (The Day After Tomorrow, 2004), Roland Emmerich
-	Même pas mal ! (Dodgeball: A True Underdog Story, 2004), R. M. Thurber  
-	Mysterious Skin (2004), Gregg Araki
-	La Jeune Fille de l'eau (Lady in the Water, 2006), M. Night Shyamalan
-	Admis à tout prix (Accepted, 2006), Steve Pink [inédit en salles]
-	La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum, 2007), Paul Greengrass
-	SuperGrave (Superbad, 2007), Greg Mottola
-	Redacted, revu et corrigé (Redacted, 2007), Brian De Palma
</description><content:encoded><![CDATA[1.	Gerry (2002), Gus Van Sant<br />
<br />
2.	ex æquo : <br />
-	Mission to Mars (2000), Brian De Palma<br />
-	Donnie Darko (2001), Richard Kelly<br />
-	A.I. Intelligence artificielle (Artificial Intelligence: AI, 2001), Steven Spielberg<br />
-	Elephant (2003), Gus Van Sant<br />
-	Peter Pan (2003), P.J. Hogan<br />
-	Hostel (2005), Eli Roth<br />
<br />
Puis 8.-19. (par ordre chronologique) :<br />
-	George Washington (2000), David Gordon Green<br />
-	L.I.E. Long Island Expressway (L.I.E., 2001), Michael Cuesta<br />
-	Jeepers Creepers, le chant du diable (Jeepers Creepers, 2001), Victor Salva<br />
-	Deux en un (Stuck on You, 2003), Bobby et Peter Farrelly<br />
-	Le Jour d’après (The Day After Tomorrow, 2004), Roland Emmerich<br />
-	Même pas mal ! (Dodgeball: A True Underdog Story, 2004), R. M. Thurber  <br />
-	Mysterious Skin (2004), Gregg Araki<br />
-	La Jeune Fille de l’eau (Lady in the Water, 2006), M. Night Shyamalan<br />
-	Admis à tout prix (Accepted, 2006), Steve Pink [inédit en salles]<br />
-	La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum, 2007), Paul Greengrass<br />
-	SuperGrave (Superbad, 2007), Greg Mottola<br />
-	Redacted, revu et corrigé (Redacted, 2007), Brian De Palma<br />
]]></content:encoded><dc:creator>Farley</dc:creator><dc:date>2008-06-01T07:55:19+01:00</dc:date></item><item><title>[Farley] L'Autre dans &quot;Mort à Venise&quot; (1971) de Luchino Visconti [extrait d'un Mémoire sur &quot;Peter Pan&quot; (2003) de P.J. Hogan]</title><link>http://blog.farley.gayattitude.com/20080528163824/l-autre-dans-mort-a-venise-1971-de-luchino-visconti-extrait-d-un-memoire-sur-peter-pan-2003-de-p-j-hogan/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.farley.gayattitude.com/20080528163824/l-autre-dans-mort-a-venise-1971-de-luchino-visconti-extrait-d-un-memoire-sur-peter-pan-2003-de-p-j-hogan/</guid><description>
« En tendant le bras, Aschenbach s'offre l'illusion de pouvoir le toucher de la main. L'objectif du personnage paraît même plus ambitieux. Il consisterait, en réduisant toute distance physique, de faire un avec Tadzio » [1]. Mais cela n'arrive que dans les contes de fées (« justement c'est de ça qu'on crève, c'est qu'en aucun cas deux corps ne peuvent en faire un, de si près qu'on le serre  » [2]) –– impossible jouissance de l'Autre, le « il était une fois… » contre « il n'y a pas », proton pseudos et autres vertiges (de l'œil) – qu'il emporte à jouir du mythe [3] (en ses cantines du désir où bruisse la comptine de l'énamoration) – du flan vert (tilleul) à la pistache [4] (qui nous dépiste de ce que l'œil, à prendre pour tâche son appétence, et si bien qu'à cette sourcilleuse astreinte il revêt la tache dont l'aveugle le dardant appeau – « c'est le dard-dans-ta-peau (Désir-ARDent) [5]  qui t'en impose du dehors en tant que Chose », autant dire que c'est de la poutre qu'on se fait l'apôtre –, croie dépister la trace de l'Autre), d'où qu'on s'y perd en spirales d'imaginaires parenthèses ou traits de cisaille (« les confusions ordinaires  » [6]), lisérés désireux si vétilleux d'être ductiles, sauf à se payer de « disque-ours  » [7], du réel : « l'Autre à jamais dans sa jouissance  » [8] (Lacan). Ce en quoi le « parlêtre » est aussi un jamêtre. « (Dis)cours toujours » comme dirait l'Autre (« You wish », merveilleuse expression, dont le verbe est aussi le substantif utilisé en anglais, ici peut être plus heureux que le français, pour traduire le Wunsch).

[1] Laurent Fiévet, « Réinventer le réel. Références à Turner dans Mort à Venise de L. Visconti », Simulacres n° 2, « Circulations », hiver 2000, p. 45.
[2] Jacques Lacan, « La troisième », Intervention au Congrès de Rome (01.11.1974) [texte non revu par J. Lacan], Lettres de l'École freudienne n° 16, novembre 1975, p. 202.
[3] Cf., entre autres (l'antr'Autre), l'Éros freudien.
[4] Cf. Jean-Louis Schefer, « Vertigo, vert tilleul », Trafic n° 16, automne 1995, pp. 51-56.

[5] Et pour reprendre le plus beau titre (français) à ce jour du cinéma d'action, on ajoutera que de mémoire du désir, et c'est bien de ça, de ce « monde du désir en tant que tel » [a] que prend portée l'agir (l'a-jouir), de cette mémoire donc, il n'y a que dans-la-peau (dans-l'appeau : leurre imaginaire, qui se compose au passé d'un « a joui » mythique), car de peau, manque de pot (dont on dénomme ce lieu où perce la demande de l'Autre), il n'y a que sé-parée, et de là vient qu'on se-pare (qu'on agit, sauf à croire – « c'est la plus formidable blague » [b] – qu'on le ré-pare, ce faux dé-part) d'appeaux, paréos du trou à ses parois suce-pendus, pour parer au manque (ou remplir le pot), tous les délires de l'agir, de l'écrire ou du dire (« L'homme aurait très bien pu ne pas chier… » [c], etc.), ces chiures de l'a-mur (sicut palea). Mémoire, oui, mais-moire (l'un n'est que de lin) – d'où « aime-moi », la demande d'amour proférée à perdre « l(')a-laine », celle-là même que tissent les Moires sur une plage du Lido, et autres « et c'est alors/ que j'ai tout fait éclater/ parce qu'à mon corps/ on ne touche jamais » [d]. Memorandum : le bouche-trou-d'hommais-moire est en-corps une vêture du Réel, qui d'être toujours déchirée nous déchire à jamais. D'où que certains fantastes courent après leur ombre… (On ne s'en re-met pas, de ce manque-à-être.)
[a] Jacques Lacan, Le Séminaire. Livre II : Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954-1955), Paris, Seuil, coll. « Champ freudien », 1978, p. 261.
[b] Jacques Lacan, « La troisième », ibid.
[c] Antonin Artaud, « Pour en finir avec le jugement de Dieu » (1948), in Œuvres complètes, tome XIII, Paris, Gallimard, NRF, 1974, p. 83.
[d] Id., p. 96.

[6] Jacques Lacan, Conférence sur Lewis Caroll (émission radiophonique, 31 décembre 1966), consultable sur le site « Registres du séminaire de Jacques Lacan », http://www.psicomundo.org/lacan/java/sonidofr.htm
[7] Jacques Lacan, « La troisième », art. cit., p. 178.
[8] Jacques Lacan, « Préface à L'Éveil du printemps » (1974), in Frank Wedekind, L'Éveil du printemps. Tragédie enfantine (1890-1891), Paris, Gallimard, NRF, coll. « Le manteau d'Arlequin », 2006, p. 12 ; repris in J. Lacan, Autres Écrits, Paris, Seuil, coll. « Le champ freudien », 2001, p. 563.
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« En tendant le bras, Aschenbach s’offre l’illusion de pouvoir le toucher de la main. L’objectif du personnage paraît même plus ambitieux. Il consisterait, en réduisant toute distance physique, de faire un avec Tadzio » [1]. Mais cela n’arrive que dans les contes de fées (« justement c’est de ça qu’on crève, c’est qu’en aucun cas deux corps ne peuvent en faire un, de si près qu’on le serre  » [2]) –– impossible jouissance de l’Autre, le « il était une fois… » contre « il n’y a pas », proton pseudos et autres vertiges (de l’œil) – qu’il emporte à jouir du mythe [3] (en ses cantines du désir où bruisse la comptine de l’énamoration) – du flan vert (tilleul) à la pistache [4] (qui nous dépiste de ce que l’œil, à prendre pour tâche son appétence, et si bien qu’à cette sourcilleuse astreinte il revêt la tache dont l’aveugle le dardant appeau – « c’est le dard-dans-ta-peau (Désir-ARDent) [5]  qui t’en impose du dehors en tant que Chose », autant dire que c’est de la poutre qu’on se fait l’apôtre –, croie dépister la trace de l’Autre), d’où qu’on s’y perd en spirales d’imaginaires parenthèses ou traits de cisaille (« les confusions ordinaires  » [6]), lisérés désireux si vétilleux d’être ductiles, sauf à se payer de « disque-ours  » [7], du réel : « l’Autre à jamais dans sa jouissance  » [8] (Lacan). Ce en quoi le « parlêtre » est aussi un jamêtre. « (Dis)cours toujours » comme dirait l’Autre (« You wish », merveilleuse expression, dont le verbe est aussi le substantif utilisé en anglais, ici peut être plus heureux que le français, pour traduire le Wunsch).<br />
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[1] Laurent Fiévet, « Réinventer le réel. Références à Turner dans Mort à Venise de L. Visconti », Simulacres n° 2, « Circulations », hiver 2000, p. 45.<br />
[2] Jacques Lacan, « La troisième », Intervention au Congrès de Rome (01.11.1974) [texte non revu par J. Lacan], Lettres de l’École freudienne n° 16, novembre 1975, p. 202.<br />
[3] Cf., entre autres (l’antr’Autre), l’Éros freudien.<br />
[4] Cf. Jean-Louis Schefer, « Vertigo, vert tilleul », Trafic n° 16, automne 1995, pp. 51-56.<br />
<br />
[5] Et pour reprendre le plus beau titre (français) à ce jour du cinéma d’action, on ajoutera que de mémoire du désir, et c’est bien de ça, de ce « monde du désir en tant que tel » [a] que prend portée l’agir (l’a-jouir), de cette mémoire donc, il n’y a que dans-la-peau (dans-l’appeau : leurre imaginaire, qui se compose au passé d’un « a joui » mythique), car de peau, manque de pot (dont on dénomme ce lieu où perce la demande de l’Autre), il n’y a que sé-parée, et de là vient qu’on se-pare (qu’on agit, sauf à croire – « c’est la plus formidable blague » [b] – qu’on le ré-pare, ce faux dé-part) d’appeaux, paréos du trou à ses parois suce-pendus, pour parer au manque (ou remplir le pot), tous les délires de l’agir, de l’écrire ou du dire (« L’homme aurait très bien pu ne pas chier… » [c], etc.), ces chiures de l’a-mur (sicut palea). Mémoire, oui, mais-moire (l’un n’est que de lin) – d’où « aime-moi », la demande d’amour proférée à perdre « l(’)a-laine », celle-là même que tissent les Moires sur une plage du Lido, et autres « et c’est alors/ que j’ai tout fait éclater/ parce qu’à mon corps/ on ne touche jamais » [d]. Memorandum : le bouche-trou-d’hommais-moire est en-corps une vêture du Réel, qui d’être toujours déchirée nous déchire à jamais. D’où que certains fantastes courent après leur ombre… (On ne s’en re-met pas, de ce manque-à-être.)<br />
[a] Jacques Lacan, Le Séminaire. Livre II : Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse (1954-1955), Paris, Seuil, coll. « Champ freudien », 1978, p. 261.<br />
[b] Jacques Lacan, « La troisième », ibid.<br />
[c] Antonin Artaud, « Pour en finir avec le jugement de Dieu » (1948), in Œuvres complètes, tome XIII, Paris, Gallimard, NRF, 1974, p. 83.<br />
[d] Id., p. 96.<br />
<br />
[6] Jacques Lacan, Conférence sur Lewis Caroll (émission radiophonique, 31 décembre 1966), consultable sur le site « Registres du séminaire de Jacques Lacan », http://www.psicomundo.org/lacan/java/sonidofr.htm<br />
[7] Jacques Lacan, « La troisième », art. cit., p. 178.<br />
[8] Jacques Lacan, « Préface à L’Éveil du printemps » (1974), in Frank Wedekind, L’Éveil du printemps. Tragédie enfantine (1890-1891), Paris, Gallimard, NRF, coll. « Le manteau d’Arlequin », 2006, p. 12 ; repris in J. Lacan, Autres Écrits, Paris, Seuil, coll. « Le champ freudien », 2001, p. 563.<br />
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